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Protection des sites paléontologiques

Législation

 

La loi interdit la destruction ou la modification sans autorisations des sites classés, en cas d'infraction la sanction peut aller jusqu'à trois ans de prison et 50 000 euros d'amende.

En zone non protégée, le prélèvement de fossiles peut être considéré comme un vol dont la sanction peut également aller jusqu'à trois ans de prison et 50 000 euros d'amende.

La récolte traditionnelle de faible ampleur est tolérée en zone non protégée, mais elle est soumise à l'autorisation du propriétaire du terrain.

Gisement de fossiles en position de vie :
rudistes du Crétacé supérieur du Cap Canaille

(Bouches-du-Rhône)

Protection d'un site paléontologique à ammonites dans les couches aptiennes, carrière désaffectée près de la gare de Cassis

Observation et prise de mesure pour l'étude d'une population d'ammonites recueillies dans un gisement d'Espagne

Contre l'utilisation de fossiles pour la décoration d'un mur
– le Castellet (Var)

Contre le mercantilisme et la vente de fossiles !

Couches à ammonites de la coupe type du Cénomanien de Cassis masquée par un mur de soutènement

Déclaration internationale des droits de la mémoire de la Terre

 

  • 1 – Chaque Homme est reconnu unique, n'est-il pas temps d'affirmer la présence et l'unicité de la Terre ?

  • 2 – La Terre nous porte. Nous sommes liés à la Terre et la Terre est lien entre chacun de nous.

  • 3 – La Terre vieille de quatre milliards et demi d'années est le berceau de la vie, du renouvellement et des métamorphoses du vivant. Sa longue évolution, sa lente maturation ont façonné l'environnement dans lequel nous vivons.

  • 4 – Notre histoire et l'histoire de la Terre sont intimement liées. Ses origines sont nos origines. Son histoire est notre histoire et son futur sera notre futur.

  • 5 – Le visage de la Terre, sa forme, sont l'environnement de l'homme. Cet environnement est différent de celui d'hier et différent de celui de demain. L'homme est l'un des moments de la Terre ; il n'est pas finalité, il est de passage.

  • 6 – Comme un vieil arbre garde la mémoire de sa croissance et de sa vie dans son tronc, la Terre conserve la mémoire du passé... une mémoire inscrite dans les profondeurs et sur la surface, dans les roches, les fossiles et les paysages, une mémoire qui peut être lue et traduite.

  • 7 – Aujourd'hui les Hommes savent protéger leur mémoire : leur patrimoine culturel. À peine commence t'on à protéger l'environnement immédiat, notre patrimoine naturel. Le passé de la Terre n'est pas moins important que le passé de l'Homme. Il est temps que l'Homme apprenne à protéger et, en protégeant, apprenne à connaître le passé de la Terre, cette mémoire d'avant la mémoire de l'Homme qui est un nouveau patrimoine : le patrimoine géologique.

  • 8 – Le patrimoine géologique est le bien commun de l'Homme et de la Terre. Chaque Homme, chaque gouvernement n'est que le dépositaire de ce patrimoine. Chacun doit comprendre que la moindre déprédation est une mutilation, une destruction, une perte irrémédiable. Tout travail d'aménagement doit tenir compte de la valeur et de la singularité de ce patrimoine.

  • 9 – Les participants du 1er Symposium international sur la protection du patrimoine géologique, composé de plus d'une centaine de spécialistes issus de trente nations différentes, demandent instamment à toutes les autorités nationales et internationales de prendre en considération et de protéger le patrimoine géologique au moyen de toutes mesures juridiques, financières et organisationnelles.

Fait le 13 Juin 1991, à Digne, France

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